samedi 24 octobre 2009

Trombinoscope

Mes amis à Chicago









Fiorella (aka "Fiiio")

Juliette



Hannah et Jérôme


George


Jérôme et Adrian

Au fond à gauche, Daniel, devant à droite, Leigh



Basile et Foucauld




Julia et Arkaida



Pierre à droite

Djénabou à gauche


Charles-Antoine devant, Sohair derrière




Enrico


Julia



Et d'autres photos viendront se rajouter au trombinoscope !

vendredi 23 octobre 2009

L'allemand facile


Et voilà comment nous apprenons les verbes irréguliers allemands dans mon cours élémentaire niveau 3 !

Je vous explique les règles du jeu : on fait deux équipes de quatre parmi les élèves, on leur attribue des numéros de 1 à 4. Le professeur prend la liste des verbes irréguliers, et donne l'infinitif d'un verbe au hasard. Les deux numéros 1 se battent en duel (puis les deux 2, puis les 3 etc), le premier à donner correctement les 2 autres formes du verbe (prétérit, et participe passé) fait avancer son équipe d'une case, sur le terrain de foot dessiné au tableau. La brosse en bas du tableau représente le ballon. Quand une équipe atteint le but de l'équipe adverse, elle gagne !

Une façon merveilleuse et rigolote de mémoriser les verbes irréguliers ! Résultat du match pour nous : match nul, la brosse de nouveau en milieu de terrain.

Appel d'offre : cherche recettes pour cuisiner le poulet

Bonjour à tous!
Je cherche désespérément de nouvelles façons de cuisiner le poulet (et le bifteck haché, mais c'est un peu plus dur d'innover), je fais appel à votre expérience !
Pour l'instant voilà ce que je maîtrise : poulet sauce moutarde (crème+moutarde), poulet concentré de tomate, huile d'olive, origan, oignons (ou "sauce pour les pâtes"), poulet grand-mère (oignons, poivrons, trait de vinaigre). Aidez-moi à varier un peu, car en viande je mange toujours poulet/bifteck/jambon/oeufs !


A vos claviers !

PS : il y a des champignons aux Etats-Unis, donc si quelqu'un a une super recette de poulet aux champignons (pas de Paris)...je suis preneuse !

mercredi 21 octobre 2009

Chicago facile

Astuce n°3 : Pour ceux qui ont la flemme de faire la cuisine....Il faut aller à tous les événements de l'université, réunion, association, où il y a de la bouffe gratuite. Il n'est pas nécessaire de s'intéresser à l'événement en lui-même, ce qu'on attend de vous, c'est que vous veniez voir. Sans "free food", l'événement est un flop, car tout le système américain est basé sur la free food, et personne ne vient sans cette petite mention en italique. La free food est souvent composée de plats indiens ou chinois (aie), mais heureusement pour moi, il y a aussi de la salade, des fruits, et parfois même du bon fromage !
Nota Bene IMPORTANT : il faut quand même sélectionner un minimum les "free food events" pour éviter de se retrouver dans des situations désagréables. Je connais par exemple un groupe de Français qui, attirés par la perspective d'un buffet de falafels, se sont trouvés seuls en jean entourés de membres de la communauté juive orthodoxe, tous habillés en circonstance. Ils ont sagement décidé de s'éclipser...

mardi 20 octobre 2009

Où je vis, part 2 : International House


Ma chambrette :

La salle à manger, casino dès qu'il fait nuit :


En train d'essayer de compter les points au tarot... pas facile !

Enrico l'Italien parle...


C'étaient quoi les règles du tarot, déjà?




Dames chinoises jusqu'à 2 heures du matin.




Ne raccrochez pas, votre correspondant est en ligne...


L'art de la débrouille !

Astuce n°2 : Toutes les imprimantes sur le campus sont payantes... sauf une, bien cachée ! L'emplacement secret de l'imprimante gratuite se trouve dans le sous-sol de la Regenstein Library (bibliothèque principale du campus), là où les étudiants ne se rendent jamais !

Miss Micro-onde

Quelques exploits culinaires... notez l'amélioration quand même, depuis mes démêlés avec les haricots !


Mes premiers pas dans l'univers du crumble : le crumble aux pommes


Fait avec les moyens du bord, le résultat n'était pas mauvais, et je me suis fait plein d'amis, avides de goûter cette étrange "apple pie". Le mot crumble apparemment est intraduisible, donc pour eux c'est juste une tarte aux pommes un peu spéciale. Magré un succès certain auprès des autres étudiants, je suis loin du crumble à la maman, et je vais donc retenter l'expérience le week-end prochain. Les Américains m'ont traité de "self critical", donc de jamais contente en gros...

Mais c'est que maintenant que je sais que les proportions traduites en unités américaines et mesurées sans balance sont bonnes, je vais pouvoir jouer sur le nombre de pommes, et la taille du plat aussi !

Niveau 3 en gratin : le gratin de pommes de terre et oignons.

Pas encore de photos pour ce plat là, d'ailleurs ce n'est pas sûr qu'il en reste assez pour cela ! Une très bonne expérience culinaire... c'est Jérôme qui m'a décerné le niveau 3 (sur une échelle de 5). Voilà comment il décompose les différents niveaux de gratin :

- Niveau 1 : je dis que je ferais bien un gratin

- Niveau 2 : je commence à préparer le gratin

- Niveau 3 : le gratin est réussi ! (critères : le gruyère n'est pas cramé, les patates sont cuites, et la béchamel est bonne). Spécial dédicace à Maman : j'ai réussi ma béchamel toute seule, et elle était bien épaisse comme il faut, et avec juste ce qu'il faut de noix de muscade...

- Niveau 4 : le gratin est tellement bon que les gens n'y croient pas, c'est le meilleur gratin qu'ils aient mangé de leur vie !

- Niveau 5 : j'invente des gratins avec des ingrédients bizarres (cités : rognons, salsifis, etc).

Pas mal pour une première fois nan ? Il était vraiment beau, et bon, et puis ça remplit bien (un peu trop) l'estomac. D'un autre côté, j'étais dans une situation désespérée. Je voulais absolument faire un gratin, mais je n'avais aucun "légume à gratin". Typiquement : épinard, chou-fleur, etc. Donc j'ai été obligée d'être créative, et je suis contente du résultat !

A part ces deux événements majeurs de ma semaine, je commence à me faire une réputation de bonne cuisinière au sein de l'I-House (c'est vous dire le niveau....la majorité des gens ne vont pas plus loin que les pâtes). Et la plupart des Français me surnomment "Miss Micro-onde", tout simplement parce que je suis les traces de ma grand-mère, et je leur ai révélé que oui, il était possible de faire une compote au micro-onde, et de faire cuire des légumes aussi. Et que c'était bon en plus!

Il faut dire que quand on aime manger de bons plats, et qu'on se lasse rapidement du bifteck-nouilles, on se sent tout de suite beaucoup plus motivé pour cuisiner ! Et franchement, ca me plaît, surtout vers 22h, quand la cuisine commune est quasiment déserte, et que je papote avec Jérôme ou Pierre en tournant ma béchamel consciencieusement.

J'ai acheté aujourd'hui un fouet et un presse-purée (génial, on dirait un rateau de plage, mais c'est tellement plus facile de faire une purée) ! Je vous tiens au courant des prochains défis en cuisine ! Normalement, le tiramisu...


C'est l'automne à Chicago


Et cette saison est magnifique ici ! Je posterai d'autres photos je pense, car les lierres qui recouvrent tous les bâtiments sont maintenant rouges ou violets, les arbres sont rouges ou jaunes flamboyants, d'autres restent verts exprès pour créer un contraste, les haies rougissent aussi, du jamais-vu ! Les feuilles ne tombent jamais dans ce pays, elles semblent s'accrocher aux branches jusqu'à en avoir mis plein la vue aux passants avec leur explosion de couleurs...
Et pour couronner le tout...les températures ont remonté ! Le temps est très doux, entre 13 et 15 degrés, après une semaine à 1 degré celsius. C'est vraiment un plaisir de se balader dans les rues du campus, et entre amis, nous comparons les arbres et nous disputons sur le plus beau.

L'art de la débrouille !

Astuce n°1 : "voler" des pommes à la Booth pour faire des compotes, où un ancien élève a eu l'idée de donner des sous pour que les étudiants aient toujours des pommes. Les pommes sont cachées au sous-sol, et le plus dur est d'arriver au bon moment, car elles partent vite ! Mais ce sont des pommes Granny, très bonnes dans une compote, mélangées à des Golden.

vendredi 16 octobre 2009

La fête à Chicago : 'Blues&Ribs'

Fête à Ida Noyes : free food, free entrance, live music !



Note sur la déco : vous ne trouvez pas que les ballons + les rubans, ça fait très bal de lycée ? Nous, pauvres Freshmen (1es années) n'avons pas encore assez grandi pour dépasser le kitsch dans les fêtes officielles organisées par UChicago!
Le contrôle de la distribution d'alcool.
- Si vous avez plus de 21 ans, montrez votre carte d'identité, et on vous fera un tatouage au marqueur indélébile sur la main, on vous attachera un joli ruban rouge en plastique au poignet, et vous aurez le droit (tadaaaaaa) à 2 verres rouges de bière et 1 verre de cidre. Vous ne pouvez prendre qu'un verre à la fois, donc finissez votre verre avant de repasser au stand. On perfore votre bracelet chaque fois que vous vous resservez, et le tatouage sert à éviter de redonner un bracelet rouge à quelqu'un qui a déjà bu son lot de 3 boissons alcoolisées.
- Si vous avez moins de 21 ans, passez le stand sans un regard, et choisissez entre des cannettes de soda/ de l'eau minérale en libre service, et un arrêt au stand des "mocktails". Je décide de risquer l'expérience mocktail, attirée par ce stand totalement ignoré, il faut bien le dire. Et voilà ce qu'on m'a servi.... (âmes sensibles s'abstenir)
De quoi est composé ce breuvage de couleur étrange? Et bien de Seven Up (du sprite pour remplacer le rhum des cocktails, d'où le nom de 'mocktails') et de jus de cranberry... finalement c'est buvable, mais légèrement inattendu ! En demandant du cranberry au stand, je pensais avec joie avoir droit à un jus de cranberry délicieusement acidulé aha !
Le groupe de musique 1. Il y avait 3 ou 4 groupes de musique 'swing' dispersés à tous les étages du bâtiment. Le plus excellent, c'est qu'ils se moquent complètement d'avoir un public, ils jouent pour faire de la musique ensemble ! Un ami à moi est repassé devant Ida Noyes à 3 heures du matin, le bâtiment totalement désert puisque la fête se terminait à 1h du matin, et un groupe continuait à jouer à toute berzingue, les fenêtres grandes ouvertes, dans un des salons !





Les djeuns : Jérôme et Basile





Une partie de notre bande (Enrico, Nadim, Pierre, moi)...oui je suis la seule fille ! Je précise qu'il y a quand même des filles à l'I-House ! La répartition, c'est environ 50% filles 50% garçons. On m'a fait quelques remarques, apparemment je suis sur toutes les photos entourée uniquement de garçons. Mais non mais non, je connais aussi des filles, seulement je traîne moins souvent avec elles. C'est peut-être lié au fait qu'aucune d'entre elles n'aime jouer aux cartes/dames chinoises? Un trombinoscope de mes amis est en préparation, et je vous présenterai les filles !


NB : J'ai réussi à faire danser 2 garçons quand même (dont Jérôme sans les mains dans les poches, pour la première fois de sa vie, hourra !)

Tous en choeur : "yé souis Yougoslave..."




Et le meilleur groupe de la soirée selon moi, réincarnation de James Brown :

http://www.youtube.com/watch?v=LIPRWZEnx1k

jeudi 15 octobre 2009

Le Metra

Le Metra est le moyen de transport le plus pratique pour aller de l'I-House au centre-ville de Chicago.


Ne vous fiez pas à son nom, le metra n'est pas un metro, mais un train ! Voici les rails et le quai, qui appellent l'harmonica selon moi.



Chaque trajet vers downtown coûte $1,50, et il est impossible de frauder dans le metra, car les Chicagoans ont conservé le système du poinçonneur des lilas ! Il y a donc un contrôleur (cf photo du dessous) par train, qui vous fait un joli trou dans votre carte de 20 trajets et qui demande son billet à tout nouvel arrivant. Pour éviter tout malentendu, les trous de chaque contrôleur ont une forme différente et sont aisément reconnaissables: étoile, carré, ou rond.




Maintenant, que se passe-t-il si l'on monte à bord sans titre de transport? Pas d'amende, rien ! Il faut simplement acheter son ticket auprès du contrôleur.



Et voilà à quoi ressemble l'intérieur du metra, vu de l'étage supérieur. On accède à cet étage un peu bizarre (il n'est constitué que de deux galeries latérales) par un escalier très raide et très étroit, comme dans les bateaux. Le contrôleur passe ensuite au milieu des galeries du bas pour poinçonner, et n'a qu'à tendre le bras pour atteindre celles du haut.
20mn en metra suffisent pour arriver à Millenium Park, mais les trains ne passent souvent que deux fois par heure. Et mieux vaut éviter de prendre ce moyen de transport après 20h.


Cela vous rappelle quelque chose? Ce n'est pas une bouche de métro parisienne, mais l'entrée de la station Van Buren à Chicago!

Où je vis, part 1

L'Université de Chicago et son campus. Cherchez Charlie : certains bâtiments modernes se cachent parmi les vieilles pierres, saurez-vous les reconnaître? Indice, ce sont les piliers de l'université : sport, business, et dorms.


Ma maison ! L'International House. Vous pouvez même voir ma chambre : j'habite au dernier étage de l'aile avec la tour (mais pas dans la tour), la 2e fenêtre à partir de la gauche.




The Rockefeller Chapel. Très belle église, mais vous l'avez déjà vu ! Un des concerts de jazz du festival se déroulait à l'intérieur. Particularité : à la sortie de la messe (à 18h en semaine), les cloches sonnent, mais ici elles ne tintabulent pas, oh non ! Ils jouent des morceaux entiers de Mozart et de Bach avec leurs cloches ! Le bonheur est complet quand, au retour de ses cours, on a droit à un petit concert de musique classique en marchant dans la nuit, instant magique...



The Booth School of Business, où je prends mon cours de finance.



The Regenstein Library : la bibliothèque principale. Architecture style blockaus, en béton massif. Je trouve que c'est le bâtiment le plus laid du campus.



Max Palevsky en rose, un des dorms du campus.




The Ratner Center : l'énorme complexe sportif de l'université.
A l'entrée, on se trouve au centre d'une gigantesque rotonde, où une cinquantaine de personnes sur des machines nous surplombent... On peut également y trouver : une piscine olympique, où on nage en musique (? un concept étrange, mais le poste de radio reste allumé en permanence), une salle de danse, et des machines, encore des machines....


Et un pêle-mêle de jolis bâtiments recouverts de lierre :




The Reynolds Club

dimanche 11 octobre 2009

Se créer une histoire?


Jérôme, Enrico, Pierre et moi avons découvert un bataillon de chevaliers tout vêtu de Moyen-Age, sur nos plates bandes, un dimanche après-midi, en allant jouer au squash. Et qui s'affrontent en duel (mais avec de fausses épées, heureusement!)

Nous avions déjà été averti par Julia de la présence d'un nouveau roi sur le campus, fraîchement couronné en grande pompe la veille, et qu'elle avait rencontré entouré de sa cour, à la sortie de la Rockefeller Chapel. Après la cérémonie donc, place au combat, le dimanche, et nous nous approchons, intrigués. Nous nous sommes alors fait prendre la main sur l'appareil photo, en train de mitrailler au flash les combattants, et bon, il faut bien le dire, de rigoler comme des baleines. Un chevalier en armure nous a donc abordé, et j'en ai donc profité pour lui demander quel siècle ils recréaient.


NB : Nous avons jugé bon de ne pas poser la question principale : 'pourquoi recréez-vous quelque-chose qui n'a pas existé ?' --> "la communauté des chevaliers moyennageux du Midwest" est le nom du groupe.)


Voici le chevalier en question :



Réponse pour les siècles : chacun recrée la période qu'il veut, et fabrique son armure. Le monsieur nous décrit ensuite les différents combattants, le siècle qu'ils réprésentent, et détaille leurs caractéristiques (blason, pièce d'armure inconnue avant le milieu du XIVème siècle). Grosso modo cela allait du XIIème siècle au XVème siècle, tous sur le champ de bataille (la pelouse de l'université). Ce sont bien sûr tous des adultes, et quelques femmes font partie du lot.


Puis monsieur le chevalier s'est empressé de nous faire de la pub pour son "organisation à but non lucratif", en nous expliquant qu'on pouvait faire beaucoup de choses en rejoignant le club médiéval, de la couture (à l'ancienne bien entendu!), à créer son propre alcool, en passant par le travail de ferronnerie. Nous nous sommes éclipsés à ce moment là pour aller jouer au squash au Ratner Center.





Autres anecdotes à propos du besoin étatsunien de se créer une histoire : le club Renaissance, que nous avons découvert en la personne d'un prof de danse, assis tout seul au milieu d'une grande salle vide. Le pauvre voulat savoir si nous voulions apprendre les danses des cours européennes de la Renaissance...Un Américain nous a confié avoir choisi de vivre à Chicago plutôt qu'en Californie pour que ses enfants grandissent en ressentant un passé et une histoire. Chicago, qui émerge fin XVIIIème (mais 1837 est l'année de fondation officielle), est en effet une ville historique..



A Ida Noyes, le bâtiment de l'université le plus proche de l'I-House, ont lieu des cours de combat médiéval (les même zigotos qui se battaient à l'épée sur la pelouse doivent bien s'entraîner).



Enfin, une reconstitution des croisades a eu lieu un soir sur les pelouses du Quadrangle. Hannah, Jérôme, et moi sommes partis voir cela, curieux malgré le froid glacial, mais nous n'avons pu observé qu'une dizaine de personnes courant en T-shirt en pleine nuit, se poursuivant comme s'ils jouaient à chat. Dépités, nous sommes rentrés nous réchauffer et manger une bonne platrée de spagetthis.



Un poème de Nezahualcoyotl

Et oui, je travaille aussi !
Voilà un extrait de mon cours de littérature hispanoaméricaine, en espagnol, sur l'éphémère.
Nikitoa/Yo lo pregunto
Yo Nezahualcoyotl lo pregunto :
? Acaso de veras se vive con raiz en la
tierra?
No para siempre en la tierra :
solo un poco aqui.
Aunque sea de jade se quiebra,
aunque sea de oro se rompe,
aunque sea plumaje de quetzal se desgarra.
No para siempre en la tierra :
solo un poco aqui.
Mais si vous me le demandez, je peux le traduire en français (il est déjà traduit du nahuatl alors...). Mon cours de littérature hispanoaméricaine ne porte pas sur les civilisations latinoaméricaines, mais mon professeur voulait nous donner un petit aperçu de ce qui existait avant la période que nous étudions. C'est mon cours préféré ici, et le plus intéressant : c'est un mélange d'histoire et de littérature, le tout en espagnol.
Le principe : un texte par cours, qui sert de point de départ à une analyse littéraire et historique. La période étudiée : de 1592, découverte par Colomb des Caraïbes, jusqu'au XIXe siècle, la montée du nationalisme en Amérique Latine, les guerres d'indépendance, et la pression exercée par les Etats-Unis. On se penche sur le contexte historique et politique de l'époque et sur la façon dont cela a influencé la littérature, et vice-versa. 1er texte : lettre de Colomb en espagnol du XVIème siècle aux intendants des Rois Catholiques. 2ème texte : lettre de Cortes relatant la conquête du Mexique et de la capitale aztèque.
Ce cours dure 1h30, à raison de deux fois par semaine.
Les deux autres cours (officiels) choisis sont :
1) Elementary German 3, qui me donne beaucoup de travail, des devoirs tous les jours à rendre au professeur le lendemain et qui sont notés, des activités culturelles auxquelles il faut participer (aller voir un film allemand, être présent à la Kaffeestunde) sinon on perd des points, des rédactions à faire, du vocabulaire à apprendre, et des tonnes d'exercice de grammaire, simples, mais qu'il faut recopier intégralement.
2) Introductory Finance. Cours compliqué, de niveau graduate. Le professeur est ennuyeux à mourir mais a l'air déterminé à nous inculquer les bases. Les sièges sont beaucoup trop confortables (où sont passées nos bonnes vielles chaises en bois?), normal, le cours a lieu à l'intérieur de la prestigieuse Booth School of Business. Bienvenue dans un monde rutilant, moderne, avec pommes gratuites tous les jours (un businessman a créé un fond pour que les étudiants en business aient leur apport quotidien en vitamines sous la forme de pommes granny, ce n'est pas une blague). Le seul petit problème est que je ne peux vraiment me rendre compte de la difficulté du cours en question. Je n'ai pas accès aux exercices (donc concrètement, je suis les cours religieusement en prenant des notes, je comprends, mais j'ai 2 semaines de retard en exercice). Aha, pourquoi? Parce que cela m'a déjà pris une semaine et demi pour faire officiellement partie du cours, car ce cours est normalement réservé aux étudiants en master, donc il faut une autorisation puis une dérogation. Pendant tout ce temps, je n'avais pas accès aux devoirs, au syllabus, ou aux éventuels exercices, bref, j'étais à l'ouest (tout se fait sur internet, et si on n'est pas sur la liste du professeur, on ne reçoit aucune information sur le cours).
Je suis à présent enregistrée, mais je n'ai pas le livre de cours, et tous les exercices sont sur un site web protégé, il me faut donc le code qui vient du textbook. Je précise que ce livre se trouve à la bibliothèque, mais en réserve (à consulter sur place, pendant un maximum de 2 heures), et il vient sans le code évidemment !
Et les quatre cas (des DM) à faire au cours du semestre sont payants !!!! Il faut payer pour faire des devoirs maison, pour ne pas avoir 0 (et apparemment, ca coute au moins 150 dollars). Bravo le système américain. Conclusion : quand j'aurai mis la main sur ces exercices, je pense que je vais déchanter.
NB : non, je ne peux demander à un autre élève de la classe. C'est un amphithéâtre, et j'ai cours avant et après la finance, ce qui fait que j'arrive pile à l'heure, et je pars 10mn avant la fin du cours, pour courir à mon cours d'allemand. En cours, je n'ai pas le droit de parler, et mes voisins ont l'air particulièrement PAS abordables (style Booth School of Business quoi).
Cependant j'ai des amis en MBA à l'I-House : j'ai ainsi obtenu un prêt d'une calculatrice financière (indispensable), et ils ont aussi le textbook (avec j'espère le code à exercices). Mais il faut vouloir faire de la finance !
Ce cours a lieu deux fois par semaine, et dure 1h30.
Mes autres cours (non-officiels, mais avec examen final) :
3h de cours de tennis par semaine.
1h30 de "social dance" (danse de salon). J'ai appris à danser le fox trot !
1h30 de cours de ballet.
Point positif : je me considère en week-end le jeudi midi. Le lundi et le mercredi sont de très grosses journées. Par contre, je n'ai qu'un seul cours le vendredi : tennis, à 10h30 ! Et c'est très agréable !
Et pendant mon temps libre? je fais du sport (aikido, danse, natation), et du piano, je cuisine, et je joue au ping pong et à la Scopa avec des joueurs franco-italiens jusqu'à des heures indues (c'est mieux que le tarot, ca se joue en équipe, et c'est très très stratégique).